Partagez | 
 

 Mindfuck (quête n°1, situation n°2)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Ozrah
and i'm going down all the way
i'm the higway to hell ƒ 3

avatarand i'm going down all the wayi'm the higway to hell ƒ 3




Pseudonyme : Arcanne
En ville depuis le : 07/07/2013
Nombre d'insultes postées : 90
Crédits : Avatar : The Writer
Célébrité : Jamie Dornan
Âge du personnage : Trop pour le compter
Métier : Patron du Caroussel


MANUSCRIT D’ÉMERAUDE
Orientation : Loyal ♦ Mauvais
Statut : Démon Supérieur ♦ Bras droit de l'Envie
Capacités et inventaire :

MessageDim 8 Fév 2015 - 19:47


Mindfuck .
Quête n°1 + Situation n°2
Il y a bien des années …

Voyager est quelque chose qui est nécessaire aux êtres dont la mort n’arrivera jamais, tromper l’ennui est une quête de tous les instants pour eux immortels.
En cette nuit l’Envie avait désir de changements et sans chercher une destination, il atterrit en une ville pittoresque dont la nuit ne lui laissait que voir l’âme obscurcit. Trop tard pour prendre une chambre, trop tôt pour se faire servir à boire.
Un démon scrutait l’obscurité comme l’on regarde une amie de longue date, rassurante et familière, avec douceur. Il s’engouffra dans la nuit de cette ville toujours inconnue, ne sachant que chercher et pourtant sûr de l’y trouver. De rue en rue l’agitation nocturne des autochtones le conduisit devant un établissement dont les lettres rouges dénotaient de la noirceur de ses murs.
Les passants, des jeunes dans le flou semblaient s’extasier de leur nouvelle addiction. Une drogue hein ? Ozrah sourit en pensant à toutes celles que son envie l’avait poussé à essayer, rien qu’essayer, né de l’envie il n’avait que la soif de curiosité vite assouvie. Vite trouvée, vite épanchée.
Et parmi les boites de nuit dont les projecteurs bleus rappelait des lieux de perdition sans lois ni ordre. "Le Carrousel" se brandissait tout de sang couvert, comme brandissant un doigt à ces établissements pour s’affirmer différent. L’envie est une curiosité qui nous dévore lui avait on dit, et en ce moment la curiosité le poussait à entrer et pénétrer dans un lieu de perdition d’un autre genre.
Avec son costume noire et chemise noire, sa tenue passait inaperçue. Les mains dans les poches il se faufila entre groupes de vieux riches et prostituées de luxe.

En pénétrant en ce lieu il ne s’attendait pas à descendre plus bas que terre, à se rapprocher de l’atmosphère étouffante qui lui manquait tant. Celle-là même qui à force de suffocation nous fait apprécier chaque bouffée d’air dans nos poumons.
Des escaliers semblant dirigés vers les péchés le conduisirent à l’intérieur du Carrousel. Où la couleur du sang régnait en maîtresse, alternant les clairs/obscurs avec ses sujets. Des jeunes junkies, des vieux en manque d’adrénaline, des adultes consentants, très consentants au son des gémissements qui leur échappaient. Tous baignés de photons ensanglantés, des scènes de crimes en devenir. Il n’y avait aucun coin de cet endroit où Ozrah ne voyait pas une démonstration des enfants d’Anésidora en action. Tant de fierté envahit le démon qu’il put enfin ressentir un sentiment humain… La joie.

La musique fut la deuxième chose à l’attaquer, de par sa violence apparente mais aussi de par la souffrance de la femme qui chantait. Ce choc émotionnel provoquait une véritable joie en Ozrah, un coup de cœur musical en quelque sorte. Cette voix suppliante comme un appel à la mort ou au sexe salvateur selon les paroles. Se rapprochant de sa source, il évitait la masse se trémoussant et criant au monde son besoin d’attention, de vues, d’écoute, de vie.

L’odorat d’Ozrah fut à son tour sollicité, l’alcool, la sueur, les parfums, ce mélange écœurant l’était tellement qu’il en devenait plaisant. Comme lorsque de restes rancis l’on fait un banquet. Fermant les yeux il ralentit son pas et laissa ses sens prendre le dessus, oubliant de se méfier du monde durant quelques secondes. Laissant la voix se répercuter dans son crâne, sa nature démoniaque s’enivrer de tout ce qui fait son bonheur.

Alors le choc de personnes le percutant le ramenèrent à la réalité. Et ses réflexes prirent le dessus au point de ne prendre conscience de ses gestes que lorsqu’un cou gracile était entre ses mains contre un mur de brique. Les regards braqués sur lui où mêlait étonnement et curiosité le firent relâcher la pression, sous le son des insultes de sa pseudo victime. Mettant de la distance entre lui et sa colère soudaine. Il vit une porte entrouverte d’où aucune lumière ne perçait. Une issue à l’attention subite dont il faisait preuve.

S’y engouffrant comme un serpent il referma immédiatement derrière lui. S’adossant à la porte, laissant sa nuque se refroidir au contact du métal à son dos. Les secondes passèrent sans qu’autre chose que le brouhaha ne viennent le perturber. Et ouvrant les yeux il trouva enfin le calme tant attendu. Et sa perception des êtres et non plus du lieu choqua sa conscience, des outres, par dizaine, tous à l’extérieur de son petit cagibi, se mêlant les uns aux autres, aux normes, au monde. Sans guerre de clans, sans gens qui volent, ni cris de douleur. Rien que leur "aura" pour remplir cette conscience des autres. Une fraternisation tacite sous le compte du plaisir ? Perdu dans sa position à ce sujet, Ozrah passa ainsi plusieurs minutes à s’enthousiasmer puis baver de colère. Ne sachant à quel démon se vouer. Ce lieu représentait tout ce pourquoi il avait toujours lutté, des chiens loups libres, des faë indifférents, des démons n’en ayant que faire. Mais également une vénération silencieuse à son père et aux enfants de leur mère à tous.

Alors Ozrah sans savoir ce qu’il cherchait trouva sa prochaine envie. Ne sachant quelle serait sa prochaine étape à son arrivée il sut désormais. Ce lieu, cette entente admise des outres, cette ambiance pernicieuse, ces gens légers et sans règles, cette musique, ce lieu. Le Carrousel sera sien.
Il fera de ce lieu en apparence libre de toute position outre, son cheval de bataille pour le retour des 7.
Et c’est ainsi que de l’envie d’un démon perdu naquit un lieu de débauche connut de tous, les changements effectués firent de ce lieu une source de renseignements infinies et un lieu où chaque soir les 7 péchés étaient tacitement célébrés par tous. Sous le regard acéré d’un démon dont l’envie démesuré n’avait d’égal que ses plans.

Emi Burton




    You don't know me. Lightning above and a fire below me, you can't catch me, can't holdme, can't stop, much less control me.
    When the floodgates open, brace your shores. That pressure don't care when it breaks your doors. Say it's all you can take, better take some more.
Revenir en haut Aller en bas
 

Mindfuck (quête n°1, situation n°2)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Haiti à l'heure d'un renouveau :situation socio-économique
» REPORTAGE PHOTOGRAHIQUE SUR LA SITUATION DES BRACEROS HAITIENS EN DOMINICANIE
» Haïti/ La situation socioéconomique désastreuse pourrait être uti
» Jeune Afrique autour de la situation geopolitique mondiale
» La situation en Bolivie tourne à la crise régionale.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
∫ burn your life now :: 
inverness
 :: Industrial area :: The carousel
-