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 what. the. fuck ? (ozrah)

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Elatha
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MANUSCRIT D’ÉMERAUDE
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MessageDim 25 Jan 2015 - 3:03


WHAT. THE. FUCK ?






suite de ce sujet


Elle réapparait dans la foule compacte qui se trémousse au rythme d'une musique entêtante. Coup d'œil alentour, elle repère quelques Outres dans les parages, mais aucun qui ne semble disposé de façon hostile à son égard, et surtout aucun congénère faerique qui pourrait se pointer dans son champ de vision. Tout est parfait, en d'autres termes. Enfin, tout serait parfait si Elatha ne venait pas de trouver des gravures de Mornesherbes. Parce que là, la faë est furieuse sans le paraître. Elle écarte les gueux qui sont dans son passage, des Normes qui dégagent sans protester. À ce moment-là, oui, elle se dit que Droite et Gauche auraient été utiles, là, dans la foule. Elle avise une employée du lieu, l'agrippe par le bras et d'un air qui ne laisse aucune protestation passer, elle interroge impérieuse : « Il est où, le patron ? » L'autre balbutie sans répondre avec clarté, perturbée par l'orage dans les yeux de son interlocutrice, qui poursuit, impatiente : « Magne-toi, j'ai pas toute la soirée ! » L'idiote ravale un appel à l'aide, scrute la foule, trouve une tête connue et la désigne, comme si l'autre allait pouvoir mieux renseigner la folle furieuse -peut-être une ancienne amante ? peut-être autre chose ! On la guide à travers la foule aux senteurs capiteuses jusqu'à une arrière-salle aménagée en bureau. La porte se ferme et la faë scrute l'unique occupant qui s'y trouve.

« J'ai un problème, t'as intérêt à pouvoir m'aider. » La subtilité ? Elle vient de la renvoyer au placard. On ne tourne pas autour du pot avec Ozrah, encore moins quand on commence à se connaître depuis près d'un siècle. La salle du trône. La vision s'efface aussi tôt qu'elle est venue et elle se retrouve dans l'alcôve du démon de l'Envie. Les effluves restent fortes, prenantes, les sons étouffés persistent à parvenir, et Elatha voudrait lui arracher la vérité immédiatement. Mais patience. Patience. Déjà, elle a réussi à se trouver seule avec l'Outre maître des lieux, ce qui veut dire qu'elle peut parler plus librement que si elle devait interroger les Normes à son service. « Au niveau de nos compères voyageurs des mondes, tu dirais qu'il y en a combien qui viennent ici en un mois ? » Comme si elle cherchait quelqu'un. Comme si elle voulait savoir si une connaissance était susceptible de venir ici régulièrement. Elle s'approche, féline, la crinière d'une enragée, et pose les mains sur le bureau, penchée vers le gérant du Carrousel.  « Du genre, par hasard, des gens comme moi, si tu vois ce que je veux dire. » Coup d'œil entendu. Air plutôt déterminé et marge de manœuvre bien maigre laissée à son adversaire de la soirée. Dire qu'elle est venue sans cadeau pour raffermir la trêve, c'est dommage, c'est peut-être même une faute de goût impardonnable, voire un crime de lèse-majesté. Mais elle reste fière, le décolleté de son débardeur quasiment béant, la veste en cuir posée à même la table. Elle secoue sa tête, remet en place une mèche rebelle qui lui tombait devant les yeux d'un coup, et continue de le fixer, patiente et paisible. Mais peut-être pas pour très longtemps.

Les cinq ombres s'amoncellent autour de l'unseelie, imperceptibles pour l'œil humain, mais sensibles pour tout Outre. Elles grouillent, mais restent dans leur coin, sages et dociles, soumises aux désirs et à la rage potentielle de leur invocatrice. Ça pourrait devenir dangereux, c'est vrai, mais rien ne risque de dégénérer. Ils sont assez grands pour savoir se tenir et être civilisés. Ça, et une éventuelle compréhension mutuelle. Dans la veste, les dessins pliés rageusement dans la poche droite, au zip ouvert encore. Elle attend, généreuse, que le brun daigne lui répondre. Ou plutôt, elle donne l'impression d'attendre, puisqu'elle relance l'interrogatoire, impérieuse et céleste :  « Questions de retrouvailles familiales, tu sais… », ajoute-t-elle en haussant les épaules, comme si, finalement, tout cela lui était foutrement indifférent.
Si c'est cette pourriture d'Etarlám qui est passé par là, elle le trouvera, l'écartèlera et lui fera regretter mille et unes fois ses coups bas et sa trahison. Mais si c'est quelqu'un d'autre, alors il faudra trouver qui, et vite.


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Ozrah
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MessageDim 25 Jan 2015 - 13:40


What. The. Hell ?
Elatha & Ozrah
Il est de ces endroits où le grabuge fait bonne mesure, où il est indissociable de la population et de l’ambiance. Et ce soir ne semble pas y faire exception, les vigiles et gardes du corps sont débordés, ce qui n’arrive jamais, les gens survoltés et beaucoup trop alcoolisés. Les moniteurs au mur de son bureau sont là témoignant de l’euphorie générale. Tandis que seul un brouhaha étouffé lui parvient aux oreilles.

Enfermé dans son bureau, Ozrah travaille, ou du moins il essaye.
Il n’a jamais été de ces gens motivées à se mettre à accomplir les besognes. Plutôt de ceux qui agissent sous le coup d’une envie et tente de maîtriser la situation au possible.
Alors pour la énième fois il lève les yeux, s’échappant à ce qu’il a à faire, juste à temps pour voir une altercation commencer, une femme vient d’empoigner une de ses employées. Fronçant les sourcils, Ozrah cherche les vigiles sur les autres écrans. Trop occupés à contenir des jeunes exaltés apparemment.

Mais ce n’est pas ça qui le trouble le plus, la fameuse "altercation" ne semble pas en être une, l’inconnue ne fait que parler, et chercher du regard quelque chose, ou quelqu’un…
Elle lui dit quelque chose, cette couleur de cheveux, cette taille étroite qu’il pourrait facilement empoigner de ses deux mains. Et pourtant il ne réussit pas à mettre un nom sur ce délicieux corps.
Et là son aura lui arrive, il la ressent, la reconnait, la comprend. C’est lui qu’elle cherche, sa petite Unseelie semble décider à lui parler. Près de son bureau ses deux dogues semble s’agiter, non pas à la présence d’un outre, car son club peut en grouiller, mais plutôt à l’immédiateté et la violence qui la presse à le voir. Comme s’il y avait un problème, et ça il le sente.
D’un mouvement de la main il les intime au calme et leur murmure des mots doux, des mots qui donnent envie.

Sa porte s’ouvre alors et l’outre pénètre en son antre et s’exclame immédiatement :
- J'ai un problème, t'as intérêt à pouvoir m'aider.
L’envie n’est pas le péché le plus mature, plutôt capricieux et enfantin, et son démon en ressent les effets. Il penche la tête de côté par reflexe, comme un petit garçon tentant de comprendre. Avant de se reprendre et de corriger sa posture en s’admonestant de l’intérieur.
- Au niveau de nos compères voyageurs des mondes, tu dirais qu'il y en a combien qui viennent ici en un mois ?
Voilà qui a le mérite d’être clair, et en ça elle lui plait, il se retient de rire. Malgré ça un rictus amusé lui barre le visage, elle représente la parfaite interruption dans son travail, ainsi il ne doit plus continuer et en plus il a bonne conscience car ce n’est pas sa faute.
Sa question fait son bonhomme de chemin dans son esprit, combien ? Il n’a jamais vraiment compté, il n’est pas là tous les soirs et peut s’absenter pendant un long moment, donc c’est difficile à dire. Un nombre approximatif devrait suffire. Mais pour ça il devrait demander à Moira. Elle saura, elle sait toujours tout. Et puis depuis les accidents et disputes dangereuses d’il y a quelques mois, il a demandé régulièrement à tour de rôle à un de ses employées de noter les personnes semblant étranges et dangereuses et d’y joindre une photo des caméras de surveillance.
Mais quelle utilité à une telle question, qu’est-ce que ça peut bien lui faire, elle-même ne vient guerre assez pour être une habituée.
- Du genre, par hasard, des gens comme moi, si tu vois ce que je veux dire.
Et là sa pensée se précise, elle cherche un de ses compères. Et là son carnet pourrait se révéler des plus utiles, si par chance celui ou celle qu’elle cherche s’y trouve. Elle semble pressée et stressée et le danger l’enveloppe. Elle est sur la défensive, beaucoup trop, si bien que ses dogues réagissent en grognant.
Comme si elle avait senti que si elle s’échauffait lui aussi devrait répondre, elle tente d’apaiser l’atmosphère devenue lourde.
- Questions de retrouvailles familiales, tu sais…
C’est cela, parle plutôt de guerre de clans ou autres. Ça ne marche que comme ça chez les outres, les familles ça n’existe pas, il y a la loyauté et les guerres. Mais jamais de familles.

D’un mouvement lent il se lève, étirant par la même occasion ses jambes fatiguées de la position assise prolongée. Ozrah, jouant sur le silence qui s’étire, fait le tour de son bureau, s’assied sur un bord, près de ses chiens qu’il calme par des caresses. Ses derniers satisfaits semblent se rendormir.
- Tu cherches quelqu’un en particulier, chérie ? Et si tu commençais par m’expliquer ce qui t’a mise dans cet état et pourquoi tu tiens tant à tes "retrouvailles familiales".
Il sourit et la regarde, heureux et intrigué de ce dérangement, il a envie de savoir, il a envie de comprendre, il a envie. Et son envie brule désormais, c’est devenu son but et ses yeux désireux de lui rappeler qui il est, s’éclaircissent.
- Sans me mentir bien sûr. Parce que je pourrai peut être te faire cette faveur, si tu m’en faisais une aussi naturellement.
Comme deux enfants jouant à la balle, il vient de lui renvoyer et attend qu’elle se décide à continuer à jouer.


Emi Burton




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MessageLun 26 Jan 2015 - 18:43


WHAT. THE. FUCK ?





Le démon se lève, se met à sa hauteur et apaise les chiens qui commençaient à japper. Elatha, elle, s'est reculée de deux pas, laissant sa veste en cuir sur le bureau et s'est adossée à la porte par laquelle elle est arrivée. Il n'est pas impressionné. Après, il peut aussi le dissimuler, mais elle table sur le fait qu'il est potentiellement plus puissant qu'elle et pourrait n'avoir aucun scrupule à répliquer aux provocations surnaturelles. Et vu qu'elle aime bien l'endroit, elle se calme, elle se modère. Elle croise les bras et le toise tandis qu'il est assis sur le bureau, à peu près là où elle avait posé ses mains en arrivant. « Tu cherches quelqu’un en particulier, chérie ? Et si tu commençais par m’expliquer ce qui t’a mise dans cet état et pourquoi tu tiens tant à tes "retrouvailles familiales". » Sourire moqueur au coin des lèvres, Elatha lève les yeux au ciel. Forcément. Il ne peut pas se contenter du peu qu'elle a bien voulu lui dire, il veut en savoir plus, il a aussi envie de la faire chier. Elle ne se doutait pas que les créatures démoniaques pouvaient s'intéresser à autre chose qu'à leurs manigances internes. Elle soupire, observe sa manucure -pas aussi impeccable qu'elle devrait- et relève le regard vers lui tandis qu'il reprend, un peu comme un père qui a demandé des explications à sa fille et qui sait d'ores et déjà que sa fille va lui sortir des conneries. « Sans me mentir bien sûr. Parce que je pourrai peut être te faire cette faveur, si tu m’en faisais une aussi naturellement. » Ce n'est pas une faveur qu'elle lui demande. C'est une information. Elle aurait pu, simplement, interroger les employés du Carrousel, mais elle était sûre qu'au bout d'un moment elle en aurait vidé un de sa substance. Donc elle s'est abstenue, considérant que c'était ce genre de faveur que le gérant saurait apprécier. Mais l'imbécile veut en savoir plus sur ces soit-disants retrouvailles familiales et insiste pour qu'elle lui raconte sinon tout, au moins ce qui l'a mise dans une rage pareille. Ce qui veut dire que…

Qu'il ne l'a pas vue sur la vidéo-surveillance, dans cette pièce reculée. Coup de chance ? Coup du sort ? Ou bien la pièce en question n'a volontairement pas de caméra en son sein ? Parfait. C'est stupide de parier sur cela, parce que ça voudrait dire qu'elle peut lui mentir par omission. Et ça signifie surtout aussi que s'il l'a vue et qu'il la pousse dans ses retranchements de manière pacifique pour avoir les infos, c'est qu'il la teste simplement. Tick, tock. Les secondes s'égrènent lentement tandis qu'Elatha le fixe droit dans les yeux. Ça pourrait paraître n'être qu'une illusion du temps arrêté. Une absence, peut-être. Mais ça fait maintenant une trentaine de secondes qu'Elatha est en train d'évaluer ses options. Enfin les lèvres de la faë se séparent et laissent passer sa voix chantante alors qu'elle se rapproche de lui et se pose sur le bureau à ses côtés, le regard rivé sur la porte qu'elle vient de quitter : « Tu ne trouves pas que je t'en ai déjà pas mal dit ? Faut savoir laisser leurs secrets aux femmes, chéri, hm ? » Coup d'œil à son voisin. Les ombres sont calmes, les dogues endormis. « De même, si tu me donnes l'information dont j'ai besoin, je peux toujours te rendre la faveur lorsque tu en auras vraiment besoin, non ? Remarque… » C'est qu'elle n'aime pas vraiment avoir des dettes, l'unseelie. Elle secoue la tête de droite à gauche tout en revenant sur ce qu'elle vient de dire. En plus, elle s'est souvenue que passer un marché avec un démon, c'était une des principales idées stupides qu'il ne fallait pas avoir. « T'as raison, je vais tout te dire. Enfin, en condensé. Dans l'idée, j'ai trouvé des dessins de mon ancienne demeure. Vu que rares sont les personnes qui peuvent à la fois y avoir accédé et se balader tranquillement dans ce monde, je soupçonne un traître ou un espion, et j'aimerais bien pouvoir lui tomber dessus assez vite pour ensuite lui faire la peau. » Dans son esprit, un nom tourne et retourne, hantise et souvenir détesté d'un rat qui a quitté le navire en poignardant tous ceux qu'il pouvait. La haine pulse de nouveau dans ses veines et ses jointures blanchissent contre le rebord du bureau, qu'elle comprime entre ses mains. Ses informateurs l'ont perdu de vue, alors s'il est passé par ici, il y a peut-être moyen de le retrouver, ce chien. Elle qui fixait la porte avec fureur, comme si l'huis avait été l'infâme, se retourne vers Ozrah avec un sourire faux aisément décelable : « Est-ce que tu pourrais m'aider dans cette recherche, s'il te plaît ? »


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Ozrah
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MessageLun 2 Fév 2015 - 16:03


What. The. Wait ?
Elatha & Ozrah
Le silence, long, lourd, pesant. Le silence qui se transforme en cacophonie des sons les plus anodins, des respirations lourdes de ses chiens, au tictac de l’horloge, un concerto assourdissant qui emplit la pièce tandis qu’Ozrah attend une réponse. Heureusement qu’il a appris la patience il y a bien des siècles.

Le visage de la faë s’est détendue, lors de son arrivée elle semblait pressée et énervée. Maintenant que le calme lui est revenu elle semble poser les options dans sa tête, ses traits si fins se sont régularisés en un visage presque angélique si on enlève ce maquillage criard et ce style trop rock à son gout. Bien que séduisant. Elle est réellement une beauté, une beauté dangereuse et à la langue trop bien pendue et surtout sensible si on croit ce visage.

Ces rides qui se forment aux froncements de sourcils, ces yeux qui sollicitent chaque partie du cortex pour autre chose. Il avait appris il y a bien des années à quoi les zones de la vision correspondent, vers laquelle notre regard tend lorsque nous nous souvenons, lorsque nous mentons, lorsque nous imaginons. Mais cela remonte à loin, il serait bien incapable de dire ce qu’elle fait en ce moment. Malgré tout, les micros expressions et le visage sont quelque chose qui ont toujours fascinés Ozrah. Surement son côté sadique et manipulateur qui s’allient pour explorer de nouvelles expressions et émotions.

La voix de la faë brule le silence, le fait fuir, et ne laisse en suspens que sa voix :
- Tu ne trouves pas que je t'en ai déjà pas mal dit ? Faut savoir laisser leurs secrets aux femmes, chéri, hm ? De même, si tu me donnes l'information dont j'ai besoin, je peux toujours te rendre la faveur lorsque tu en auras vraiment besoin, non ? Remarque…

Un moyen, une ouverture saute dans l’esprit du démon, une possibilité de pacte peut-être, une Unseelie dans ses petits papiers serait un atout non négligeable. Et d’un jouissif absolu.

- T'as raison, je vais tout te dire. Enfin, en condensé. Dans l'idée, j'ai trouvé des dessins de mon ancienne demeure. Vu que rares sont les personnes qui peuvent à la fois y avoir accédé et se balader tranquillement dans ce monde, je soupçonne un traître ou un espion, et j'aimerais bien pouvoir lui tomber dessus assez vite pour ensuite lui faire la peau.

Une pièce ? Les seules pièces ou des "dessins" ornent les murs des toilettes et de quelques débarras dont les employés ont oublié de fermer la porte à plusieurs reprises. Donc elle est dans cet état à cause de quelques tags spiritueux ? Ça se tient, il est vrai qu’Ozrah a demandé de ne plus les effacer depuis bien longtemps les trouvant adapté à l’atmosphère des lieux. Mais de là à tolérer des formules outres au vu de tous. Cela pourrait poser problème, et si les dessins ameutaient d’autres faë, non pas qu’il ait quelques griefs contre eux mais plus ils sont loin mieux le démon se porte.

- Est-ce que tu pourrais m'aider dans cette recherche, s'il te plaît ?

Il l’entend mais ne l’écoute plus, il cherche, qui, pourquoi, comment. D’un mouvement ample qui brasse le vent, Ozrah retourne à son bureau et cherche dans son tiroir un carnet, le fameux carnet des outres, des personnes étranges à surveiller.
Et celui du rapport de la compagnie de nettoyage, ils font régulièrement note des nouvelles insalubrités murales qu’on appelle "tag".
Un mouvement lui rappelle la présence de la faë, après tout ce n’est pas réellement un problème pour lui et son club, il n’a qu’à effacer ces saletés et faire courir le bruit qu’il tuera lui-même les faë qui viendrait à son club. Ça devrait marcher sur les masses, mais pourquoi un dessin de chez elle la dérange autant. Si Ozrah trouvait une trace d’un démon de l’envie ou de Léviathan il en serait heureux plutôt que contrarié.
Un risque entre elle et la personne responsable, un ex peut être. C’est intéressant, on fait toujours des choses stupidement humaine par amour. Ca la rendrait vulnérable à la manipulation. Seulement son caractère revêche est un problème dans l’équation, il est trop imprévisible pour être sûr. Alors tenter la transparence totale ? L’aider ? Certainement pas, il lui faut quelque chose en retour, n’importe quoi. Il gèlera en enfer avant qu’un démon de l’envie ne fasse la charité à une faë.

- Je peux t’aider c’est sûr, mais la vraie question c’est est ce que je le ferai ? Si par exemple tu avais des informations sur certaines personnes. On pourrait… Echanger ? Mais là brut de décoffrage je vais avoir du mal. Ça me brise le cœur je t’assure.

S’enfonçant dans son fauteuil, les mains jointes il réfléchit à ses propos, Isabo. Un échange d’informations, Isabo. Sa chevalière semble le bruler, Isabo. Il doit se reprendre avant de laisser son trouble se voir. Enfouissant profondément ce nom et son histoire dans un recoin de son esprit.
Il pourrait obtenir des infos sur les démons en ville, ils l’aideraient surement dans sa quête, ils n’auraient pas le choix. Voir le retour les 7 serait un accomplissement tellement enviable et le retour de la suprématie démoniaque. Rien de moins.
Pensant à Léviathan il se laisse aller à sa nature ouverte, tout en tissant autour de ses secrets un voile les rendant invisible au monde et parfois à lui-même.

- On va arrêter de tourner autour du pot, pour que je t’aide tu as deux possibilités. M’intéresser à ton histoire mais pour cela il faudrait me la raconter, entièrement. Ou alors me proposer quelque chose que je n’ai pas, une information sur certains de mes confrères, des choses fiables. Tu as ces deux choix.
Sache que si je décide de t’aider, rien ne pourra m’en empêcher et je saurai le fin mot de l’histoire.



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MessageDim 15 Fév 2015 - 23:55


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L'honnêteté. Il n'y a que ça de vrai, à peu près, dans ce monde. Surtout entre Outres. Ça sert à rien de prendre l'autre pour un imbécile. Le propriétaire du Carrousel est pas le dernier des imbéciles et pour Elatha, c'est un type à se mettre dans la poche d'une façon ou d'une autre. C'est pour cela que son mépris pour l'espèce inférieure ne transparaît. C'est pour ça aussi qu'elle ne lui colle pas son pied dans les couilles -avec une enveloppe charnelle humaine, ça doit faire mal quand ça arrive. C'est pour ça qu'elle reste patiente et que les ombres ont été apaisées. Mais il la prend pour une idiote, en retour, l'impudent. À croire qu'elle pourrait être assez sotte pour passer un marché avec un démon. Merci, elle sait à quoi ça pourrait l'enchaîner et elle a autre chose à faire. Elle n'expliquera pas plus à l'égérie démoniaque ce qui a bien pu la mettre en rogne. Elle lui en a déjà trop dit, elle en est persuadée. Mais il fallait bien montrer patte relativement grise au maître des lieux. Et puis, s'il peut imaginer qu'elle veut simplement faire la peau à un ancien amant, ou un faë peu scrupuleux, tant mieux. Du moment qu'il ne flaire pas les difficultés internes aux faës, pire aux unseelies. Du moment qu'il n'en sait rien, ça ira mieux pour elle. Pour leurs desseins. Il est retourné à son bureau et a sorti de son tiroir un carnet qu'elle scrute.

Il ne l'aidera pas sans un service en retour. Sans une promesse de faveur future. « Je peux t’aider c’est sûr, mais la vraie question c’est est ce que je le ferai ? Si par exemple tu avais des informations sur certaines personnes. On pourrait… Echanger ? Mais là brut de décoffrage je vais avoir du mal. Ça me brise le cœur je t’assure. » Comme si les démons pouvaient avoir un cœur. Elle découvre ses dents en un sourire carnassier de circonstance. Échanger. C'est si joliment dit qu'une faible d'esprit pourrait se faire prendre au piège. Mais pas Elatha. Elle a trop joué à ce jeu pour être dupe. Pour se faire avoir aussi facilement. Sur le bureau, les doigts de la lionne s'arque-boutent, serres acérées qui pourraient voler pour enserrer le cou de l'immondice face à elle. Mais patience. Patience est mère de sûreté. Patience est mère de victoire, aussi. Patiente alors, tout doux, il ne faudrait tout de même pas se le mettre à dos, alors qu'ils étaient en si bons termes. Elle minaude, elle penche sa tête sur le côté, docile faussement, intéressée en apparence. Il s'enfonce dans le fauteuil tandis qu'elle se penche et laisse son décolleté se voir bien plus que ne le souhaite la décence. Un trouble passe sur le visage de son interlocuteur et un instant, elle croit y être pour quelque chose. Mais c'est l'anneau à son doigt, la chevalière qui a dû être à l'origine. La faë voit. La faë discerne. La faë enregistre toutes ces informations. Un jour, elle en est sûre, elles lui serviront. « On va arrêter de tourner autour du pot, pour que je t’aide tu as deux possibilités. » Nous y voilà, pense-t-elle. « M’intéresser à ton histoire mais pour cela il faudrait me la raconter, entièrement. Ou alors me proposer quelque chose que je n’ai pas, une information sur certains de mes confrères, des choses fiables. Tu as ces deux choix. » Un rictus étire les lippes de l'unseelie, qui se gausse intérieurement de l'évidence même. Oh, honey., qu'elle s'apitoie un bref instant. « Sache que si je décide de t’aider, rien ne pourra m’en empêcher et je saurai le fin mot de l’histoire. »

D'autres qu'elle se seraient mis à table. Auraient passé ce maudit pacte avec le démon face à eux. Se seraient sans doute attiré un bon paquet d'emmerdes par la suite. Mais Elatha se rend compte qu'elle a eu tort d'aller demander des renseignements à Ozrah, parce que ce fils de pute n'a aucun savoir-faire et qu'il ne lui dira jamais rien sans rien avoir en retour. Le désintéressement, voilà ce qu'il manque à ces rejetons d'Anésidora. Elatha se détache du bureau, ses ongles manucurés laissant une trace sur le bois vernis ; elle se redresse et recommence à regarder autour d'elle, notamment les dogues puants dans un coin. « Tu ne peux pas t'en empêcher, c'est ça ? En même temps, imaginer que tu allais me faire la grâce d'un service gratuit, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Je m'en doutais, en fin de compte. » Elle reprend la veste en cuir qu'elle avait posé sur le dossier de la chaise, ferme le zip de la poche où sommeillent les dessins de Mornesherbes. Veste entre le bras et la taille, main droite dans la poche, elle poursuit : « C'est pas dans mes projets d'être à la botte d'un démon, tu vois ? Alors te devoir des informations, simplement pour savoir ce que tu as dans ce carnet de malheur que tu sembles chérir comme la prunelle de tes yeux… bof. Quant à tes confrères, j'ai beau avoir des yeux et des oreilles un peu partout en Écosse, je ne me passionne pas vraiment pour les ragots démoniaques, tu m'excuseras. » Et de préciser, radieuse : « Vous restez quand même une sous-espèce infoutue de faire quelque chose sans passer un pacte. Sans vouloir te manquer de respect, bien sûr. » Air faussement contrit, et d'ajouter enfin, comme pour prendre congé, tout en commençant à sortir son portefeuille : « Si à l'occasion, tu te décides à me filer du grain à moudre en considérant que je suis de bonne foi et que je saurais me rappeler que tu m'as été utile un jour ou l'autre, voici ma carte. » Et de lancer, sur le bureau devant lui, la carte de Patricia Wellburried, modèle pour artistes. Une des nombreuses cartes de visite qu'elle trimballe avec elle. Un des nombreux mensonges dont elle s'enveloppe.


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