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 home is where it hurts (quête n°1 - situation 2)

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Elatha
the tenderest touch leaves
the darkest of marks ƒ 2

avatarthe tenderest touch leavesthe darkest of marks ƒ 2




Pseudonyme : Arté (Agathe)
En ville depuis le : 12/01/2015
Nombre d'insultes postées : 321
Crédits : Avatar par PATHOS ; code sign par Solosand
Célébrité : Evan Rawrchel Wood
Âge du personnage : 22 000 ans et des bagatelles
Métier : Oisive totale & Restauratrice d'œuvres d'art à l'occasion (peinture à l'huile, XVIIe & XVIIIe siècles surtout) // Concubine du Seigneur Noir et intriguante.
Identité : Pour restaurer les tableaux "Merryweather Linds" ; pour le reste, des tonnes d'alias possibles.


MANUSCRIT D’ÉMERAUDE
Orientation : Loyal mauvais
Statut : Haute caste - Noble
Capacités et inventaire :

MessageVen 23 Jan 2015 - 16:55


HOME IS WHERE IT HURTS


Citation :
Situation n°2 + C’est la première fois que vous mettez les pieds dans ce temple de la débauche. La musique assourdissante résonne. L’atmosphère est lourde, vous prend aux tripes. Vous avez envie de quelque chose de différent ce soir et c’est au Carrousel que vous êtes venu le trouver. Cette nouveauté vous la trouverez surement dans cette petite salle cachée que vous avez découvert par le plus grand des hasards. Mais ce que vous voyez ne vous plaît pas forcément.





C'est la première fois que vous venez ici ? demande un imbécile avec une petite moustache qu'elle voudrait bien lui gratter de ses ongles. Elatha l'observe, le toise de haut en bas. Depuis qu'elle s'est coupée les cheveux, c'est comme si les gens n'étaient plus capables de la reconnaître. De sa chevelure flavescente, disciplinée et ondulante, il ne reste plus rien que des vestiges saccagés. Une crinière léonine hérissée en crête, voilà ce qu'elle arbore désormais comme attribut physique. Un blouson en cuir noir par dessus un débardeur rouge sang, un jean sombre et des bottes lui donnaient un aspect peu avenant bien qu'attirant, et c'est après avoir toisé deux secondes le videur du Carrousel qu'elle parvient à pénétrer dans le temple de la débauche. La première fois qu'elle est ici, tu parles. C'est pas comme si elle était coincée sur Terre depuis trop longtemps et qu'elle n'avait jamais cherché de lieu pour trouver des cibles faciles. Non, non, du tout. Bien sûr, quand elle s'y rend, elle n'a pas forcément son apparence habituelle, quelques bribes ayant été camouflées. Pour autant, le maître des lieux reconnait l'aura qui l'entoure, cette aura néfaste et dangereuse. Elatha finit par congédier le type au bar et reprend son avancée dans la foule. Autour d'elle, les soupirs et les sons étouffés lui laissent deviner des esquisses d'étreintes qui débutent. C'est toujours la même chose dans cet endroit. Pas que ça la dérange, bien sûr. Simplement que c'est un peu lourd, parfois. Pas moyen d'être tranquille, encore plus quand on est une faë et qu'on attire le regard et les appétits masculins et féminins comme un aimant. Les basses claquent dans l'air, régulant les rythmes cardiaques qui pulsent le long des carotides. Elatha a faim, elle s'en rend compte en avançant et en repoussant la main qui s'agrippe à son bras.

Ses affects se décuplent tandis que la foule se fait plus compacte, plus vive, plus échauffée. Elle enlève sa veste en cuir et la tient d'une main ferme, tandis qu'elle poursuit son avancée dans la salle principale qui lui semble être une fourmilière interminable. Curieusement, elle aimerait bien trouver Ozrah. Le démon de l'envie n'est pas ce qu'elle pourrait appeler un ami, mais au moins un compatriote -un peu étranger à son propre plan, certes. Et puis ils se comprennent, elle croit. Un peu, au moins. C'est sans doute pour cela qu'elle a choisi de se pointer au Carrousel sans ses gardes du corps -qu'elle aurait perdus dans la foule de toute façon. Droite et Gauche sont restés dehors, docilement postés à proximité de l'entrée du Carrousel. Elle ne devrait pas avoir de problème là-dedans. Ne devrait pas, notez le conditionnel. L'unseelie avance, paisiblement, sans être brusquée malgré les mouvements vifs des danseurs et des fêtards. Elle finit par repérer un rai de lumière dans un mur sombre et la curiosité prend le pas sur une certaine forme de prudence. Coup d'œil à gauche, coup d'œil à droite, personne qui n'a l'air de garder cet endroit. Elle s'infiltre entre le passage entrouvert et le mur, pour arriver sur une sorte de pièce secrète au sein même du Carrousel. Les basses de la musique enivrante pulsent encore à travers le mur et les deux cœurs battent à l'unisson cette mélodie caverneuse. Des habits, abandonnés, des morceaux de chair parcheminée… Elle n'a pas besoin de regarder plus précisément pour reconnaître là l'œuvre d'un de ses congénères. Seelie ou unseelie ? En tout cas, c'est quelqu'un qui avait faim, et avait trouvé une demoiselle à son goût pour la dépouiller de toute existence physique. Elle soupire et observe le reste de la pièce pour trouver, sur une table, des dessins qui ont tôt fait d'attirer son regard. Les arches noires, les champs représentés, l'architecture et l'ensemble de la structure la frappe en plein cœur comme un souvenir qu'elle avait refoulé.

Mornesherbes. Leur demeure. Le fief des Unseelies, décrété par Cermait des décennies plus tôt. Le rythme cardiaque s'accélère tandis qu'elle prend les parchemins et les approche de son visage pour les scruter plus allant. Qui ? Qui a pu dessiner cela ? De mémoire ? D'après des indications ? Est-ce un unseelie qui est déjà sorti ? Étain ? Ce rat d'Etarlám ? Est-ce que cela date de plus longtemps, du temps où ils pouvaient encore voyager entre les plans sans craindre des représailles ? Elle feuillette les croquis et s'interrompt lorsque la salle du trône se propose à ses yeux. Les souvenirs remontent, ceux-là même qu'elle n'a jamais voulu effacer en buvant au chaudron de clarté. Les ombres se mutliplient et elle entend des bribes de discussions qui couraient lorsqu'elle avait été présentée à la cour des Ténèbres, des murmures sur son passage, des roucoulements de certaines faës femelles dont elle contribuait à faire les nouvelles coqueluches des unseelies. Le temps passe, ses billes brûlent presque du regard le papier jauni par le temps, les deux cœurs s'affolent. Bientôt, la réalité rejaillit avec le claquement de la porte derrière elle. La voilà enfermée -peut-être ?- dans la pièce secrète, enfermée aussi avec des souvenirs qu'elle va devoir évacuer ou occulter le plus vite possible. Une seule réponse, donc. Trouver le coupable de ces enluminures : démasquer l'infâme qui a osé porter sur un parchemin les traits de ce foyer qu'ils ne reverront pas pour le moment. Mais pour faire cela, il va falloir jouer serré et interroger le démoniaque propriétaire de ce temple de la débauche. Les papiers ? Elle les plie soigneusement et les glisse dans la poche droite de sa veste. Ça non, elle ne les laissera pas trainer ici. Il lui faudra bien une preuve, tôt ou tard, pour être sûre qu'elle n'a pas viré complètement folle à rester dans le monde des Normes depuis tout ce temps. Clarifiant ses pensées et apaisant ses deux cœurs cavalants, elle inspire et finit par se transporter hors de la pièce secrète, bien décidée à aller discrètement tirer les vers du nez du soufre incarné.


Suite du sujet dans un sujet PV Ozrah / Elatha (à venir)


+i bow for nobody +

tell me everything will be alright
tell me we'll prevail
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